À PROPOS...

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Le Japon et moi : «Musubi story»

« Musubi », dans son sens premier, signifie « nœud, jonction, union ». Mais en japonais, selon son écriture, ce terme symbolise également le concept de « force vitale », celle qui permet de vivre et d’évoluer.

Le Japon, c’est mon « musubi » à moi

Le Japon me fait avancer, grandir, apprendre, et bien sûr m’émerveiller.

Cette passion du Japon était précoce, même si je l’ignorais à l’époque, puisqu’elle a débuté dans mon enfance avec la programmation d’animés nippons du Club Dorothée. J’assume et revendique pleinement ma « génération Goldorak ».

Portrait photo en armure de saiyan au centre J-World, 2017

Cursus universitaire d’histoire de l’art contemporain

Pourtant, quand j’ai choisi ma spécialité d’étude arts plastiques au lycée, je ne pensais pas encore au Japon. Pas même non plus lorsque j’ai opté pour un cursus universitaire d’histoire de l’art à la Sorbonne.

Toutefois, le Japon allait faire un comeback spectaculaire dans ma vie en 2002, sous la forme d’une exposition à la Fondation Cartier à Paris de l’artiste japonais contemporain Takashi Murakami. Ses œuvres, fortement inspirées des mangas et des animés de ma jeunesse, rencontraient ma discipline de recherche artistique. Cela a été une révélation : il FALLAIT que j’en apprenne plus sur le Japon et sa culture contemporaine.

Portrait photo devant des œuvres de Takashi Murakami au château de Versailles, 2010
©Takashi Murakami, Château de Versailles

Takashi Murakami : mangas et art contemporain japonais

Takashi Murakami, alors très controversé et critiqué en France du fait même de la mauvaise réputation de la Japanimation ne fut pas le sujet de recherche le plus facile à mener.

Pour étudier l’impact des mangas et des animés dans l’art contemporain japonais à l’aube des années 2000, il m’a fallu organiser mon premier séjour sur le sol nippon.

Pour mon tout premier voyage solo hors de France, j’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie – où j’ai pu regarder les films Lost in translation et Le dernier samouraï pendant le trajet : sacrée préparation !

Puis j’ai rencontré le pays qui allait bouleverser mon existence.

Publication et musée Guimet

La mention obtenue lors de ma soutenance du mémoire de maîtrise (master 1) a conduit à un mémoire de DEA (master 2) publié chez L’Harmattan en 2008 sous le titre « L’art contemporain japonais : une quête d’identité ».

Entre-temps, en 2005, la responsable du service pédagogique et culturel du musée national des arts asiatiques Guimet, à Paris, faisait appel à moi afin de créer un cycle de visites et d’ateliers sur le thème des mangas et de l’art contemporain japonais dans les collections.

J’ai vécu au musée Guimet la seconde révélation de ma vie : la connaissance poussée de l’art traditionnel japonais était une clé indispensable à la pleine compréhension de l’art contemporain.

Clins d’œil du destin « à la japonaise »

À côté de ce pendant académique, le Japon continuait à m’envoyer des clins d’œil sous des formes diverses, comme ma sélection lors d’un casting sauvage pour participer à l’émission de téléréalité japonaise Ainori (Fuji TV), qui faisait fureur à l’époque (avec une nouvelle version Netflix depuis 2017 !). Un des présentateurs, Imada Kôji, venait à Paris et devait y rencontrer « l’amour » sous l’œil des caméras.

L’émission tournée à Paris, diffusée en prime time au Japon le 3 janvier 2005, fut semble-t-il un succès !

Photographie du bus rose de l’émission de téléréalité japonaise Ainori
© Ainori, Love Wagon, Fuji TV.

Dans la même veine, des journalistes japonais m’ont demandé si j’acceptais d’enregistrer pour eux une annonce publicitaire, dans le cadre du lancement du manga Say Hello to Black Jack de Shûhô Satô, sorti au Japon en format livre en février 2007.

Une équipe japonaise de tournage TV est donc venue chez moi pour la seconde fois !

Toujours en casting sauvage, par deux fois, on m’a aussi demandé de présenter « mon look » pour Elle Japon, rubrique «Paris Watch».

Portrait pour Elle Japon

Doctorat en art japonais et retour au Japon

Parvenue en doctorat, travaillant toujours comme médiatrice culturelle et conférencière pour le musée Guimet, j’ai soutenu en février 2014 ma thèse portant sur l’œuvre de la photographe japonaise Kimiko Yoshida.

A la fin de cette même année, je retournais au Japon pour la première fois depuis 10 ans, pour un séjour linguistique. Ce fut comme une renaissance…

La triple catastrophe du 11 mars 2011

L’enchaînement terrible de catastrophes qui s’était produit au Japon le 11 mars 2011 m’avait énormément marquée. Le désastre nucléaire de Fukushima résonnait particulièrement en moi, peut- être parce qu’un médium m’avait un jour révélé que dans une vie antérieure, j’aurais été une enfant victime de la bombe atomique d’Hiroshima… Qui sait !

 

Ce jour-là, nous fêtions l’anniversaire de mon frère – né un 11 mars ! – quand les sinistres images ont commencé à envahir les écrans. Le lendemain, j’animais en province un workshop sur la culture japonaise et l’origami. Le cœur n’y était pas…

Mes recherches avaient déjà commencé à se tourner à cette époque vers la question de la crise identitaire et des problèmes rencontrés par la société japonaise après l’éclatement de la Bulle économique au début des années 1990. Avec la triple catastrophe du 3.11 – séisme, tsunami, accident nucléaire – le Japon devait faire face à une nouvelle crise sans précédent.

Je me suis alors demandé comment les artistes allaient réagir face à cela ? Quel pouvoir pouvait bien avoir l’Art face à la catastrophe ?

Recherches postdoctorales à l’université Musashi, Tokyo

Ce questionnement est devenu mon sujet de recherche postdoctorale. Ayant décroché les bourses internationales de recherche de la Canon Foundation et de la Japan Foundation, et étant acceptée comme chercheure à l’université Musashi à Tokyo sous la supervision de Brigitte Koyama-Richard, j’ai pu y mener mes investigations de première main de 2015 à 2017.

Cette expérience de vie au Japon m’a transformée. Je réalisais enfin mon rêve de vivre au sein de cette société.

Responsable du service culturel de l’AFJ, Tokyo

Mon expérience dans la médiation m’a également permis de prendre en charge le poste de responsable du service culturel de l’Association des Français du Japon, à Tokyo, où j’ai pu développer l’offre culturelle et artisanale.

Que de richesses découvertes et apprises lors de ce séjour… Ce sont ces « trésors » que je partage avec vous aujourd’hui dans mon blog.

Conseillère scientifique «Japon» au musée en herbe et secrétaire de rédaction de la revue Koko

L’aventure japonaise aurait pu prendre fin à mon retour en France fin 2017. Mais NON !

Le Musée en herbe, à Paris, a fait appel à mes services en tant que conseillère scientifique pour le montage de leur exposition sur l’univers des yôkai, des mangas et de Takashi Murakami (toujours lui !).

J’y ai rencontré celle qui allait devenir la directrice de publication de la revue Koko, un magazine culturel bilingue franco-japonais, où je travaille depuis comme secrétaire de rédaction, rédactrice et responsable du livret enfant P’tit Koko.

D’autres opportunités se sont aussi présentées depuis, avec également de nouvelles cordes à mon arc professionnel en rédaction web, podcast, création origami et copywriting.

Grue en origami formant le logo de Madame Ori

L’aventure Madame Ori

La création de ma marque Madame Ori en 2021 fut une étape décisive, puisque désormais ce ne sont plus des compétences compartimentées que je propose à mes clients, mais une expertise globale réunissant toutes mes expériences, tous mes savoirs, toutes mes appétences pour le Japon.

 

En fonction de vos besoins, Madame Ori vous offre tous ses services – écriture, rédaction presse/web, copywriting, correction relecture, conférences, animation d’ateliers, conseil, montage de projet et création – afin de vous apporter une entière satisfaction.

 

Et plus encore, afin de vous faire partager le « musubi », la force vitale génératrice, qui se dégage de toute mon « expertise Japon ».

A très bientôt – mata ne ! – pour une nouvelle aventure Japon à partager avec vous !

 

Charlène VEILLON

31/12/2021

Portrait studio photo en armure de samouraï, 2016

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