CONTRIBUTION À DES OUVRAGES COLLECTIFS

CONTRIBUTION À DES OUVRAGES COLLECTIFS

♦ « MAI MIYAKE. Heaven Helps Those Who Help Themselves »

in Cavaliero Sophie (dir.), Céramiques japonaises contemporaines, Lille, Iki éditions, 2016, bilingue français / anglais, p. 338-349.

Cet ouvrage présente la céramique japonaise contemporaine, avec une première partie centrée sur quelques points historiques et techniques, et une seconde partie dédiée à la présentation de la dernière génération de céramistes nippons au travers d’une analyse d’œuvres choisies.

Mon article se concentre sur une installation de 2013 en porcelaine de l’artiste Mai Miyake, intitulée Heaven Helps Those Who Help Themselves. Il s’agit d’une installation où, sur un mur entièrement blanc, quarante mains de porcelaine blanche émergent en forme d’arc de cercle. Les mains de Heaven Helps Those Who Help Themselves font référence à une divinité du panthéon bouddhique possiblement dotée de plusieurs bras : Kannon, personnifiant la compassion infinie et ayant pour mission d’entendre les prières des souffrants et de les aider à atteindre le salut.

Cet article analyse la signification des différents gestes (mudras) des mains et des objets tenus par ces dernières, en mettant en lumière les liens faits par l’artiste entre la culture traditionnelle japonaise/bouddhique et le monde contemporain. Il établit également le rôle de la céramique dans cette œuvre et le choix de la porcelaine blanche – une première – dans le corpus de l’artiste plasticienne Mai Miyake.

Couverture du livre Céramiques japonaises contemporaines de Sophie Cavaliero

♦ « Kimiko Yoshida : autoportraits de ce qui n’est plus... ou presque »

in Cavaliero Sophie (dir.), Révélations. Photographie japonaise contemporaine, Poitiers, Le Lézard Noir, 2013, bilingue français / anglais, p. 292-9.

Couverture du livre Révélations. Photographie japonaise contemporaine de Sophie Cavaliero

Cet article est disponible en libre accès sur le site Sugoi Photo

Cet ouvrage présente la photographie japonaise contemporaine à travers des portfolios thématiques sur les travaux de la dernière génération de photographes nippons. On y trouve également une série d’entretiens réalisés avec des artistes, ainsi qu’un article plus détaillé sur Kimiko Yoshida, extrait de mes recherches de doctorat.
Cet article présente plus particulièrement les dernières séries de Kimiko Yoshida, dont Peinture. Autoportraits (2007-2010). Ces photographies sont des tirages sur toile de coton tendue sur châssis. Le médium photographique s’hybride donc ici avec la toile, originellement réservée à la peinture. Le titre de chaque autoportrait de cette série fait référence à un chef-d’œuvre de l’histoire de l’art. Ce n’est pas une copie, encore moins un pastiche, mais une allusion mentale au tableau que l’artiste cite. Le domaine de la mode – plus précisément la haute couture – est également mobilisé par la série Peinture, qui comprend d’abord (2007-2010) 38 autoportraits usant de vêtements et d’accessoires de différents couturiers, puis s’enrichit en 2010 de 82 autres portraits réalisés avec les robes couture empruntées au Patrimoine Paco Rabanne.

Cet article s’attache à définir le protocole minimaliste récurrent de l’artiste : le fond de la photographie est toujours un grand champ monochrome dans lequel la figure, maquillée et parée de couleurs approchantes, tend à se fondre pour disparaître. Cependant, avec Peinture, la photographe a donné une nouvelle direction à sa posture esthétique : celle-ci n’est plus uniquement destinée à traduire l’intangibilité du portrait et la fragilité de la figuration, mais procède également de la pratique du «détournement» selon le terme choisi par l’artiste en référence à Guy Debord. En effet, Kimiko Yoshida s’emploie dans cette série à détourner de leurs significations anciennes aussi bien la pratique de la photographie elle-même que la mode et les chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art.

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