Article scientifique avec comité de lecture

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♦ 3.11 以降の日本における創造―変遷、焦点、特性― / Créer au Japon après le 11 mars 2011 : évolution, enjeux et spécificités,

総合研究所紀要 (Sôgôkenkyûsho kiyô, Bulletin de l’Institut de recherche de l’Université Musashi), juin 2017. Article en japonais et français.

©unsplash

Plus de six ans ont passé depuis la triple catastrophe qui a frappé la côte Est du Japon le 11 mars 2011.

Au vu de son histoire à la fois récente et lointaine, on pourrait penser que le Japon est habitué à faire face à des catastrophes naturelles de grande ampleur ou même à des désastres atomiques à l’origine bien humaine. Mais l’accumulation «sans précédent » des événements qui se sont enchaînés lors de cette journée fatidique du 11 mars a profondément impacté la société japonaise, et bien sûr, par conséquent, la création et la réception de l’art dans ce pays. Depuis les années 1960, l’Archipel avait surtout connu la prospérité et la paix. Puis, l’éclatement de la Bulle spéculative au début des années 1990 avait fortement marqué tant l’économie que la société japonaise. Cette période de récession, courant jusqu’aux années 2000 et que l’on nomme également la « décennie perdue », avait alors donné naissance à une recherche identitaire inédite parmi la jeune génération d’artistes japonais. Celle-ci se concentrait principalement sur des questions esthétiques tournant autour de l’auto-représentation et de la définition de ce que serait « un art japonais contemporain », tirant ses sources du consumérisme nippon et du passé national. Mais après le 11 mars 2011, la tendance documentaire, sociale, parfois même engagée de la création japonaise qui avait caractérisé les années d’après-guerre a fait un retour remarqué dans notre contemporanéité internationale.

Alors quel est le potentiel de l’art face à la catastrophe?

 

Cet article a pour but de démontrer que si la création n’a sans doute pas le pouvoir d’empêcher les désastres, elle est un garde-fou des consciences pour notamment les empêcher de sombrer dans l’oubli ou le désespoir. La puissance communicative de l’art permet d’entrer en contact avec divers publics, en différents endroits, et d’exprimer ainsi les préoccupations liées à des enjeux nationaux et même planétaires. En d’autres termes, le créateur n’est pas l’otage du chaos, c’est le chaos qui sert et renouvelle la puissance de l’art.

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